1. Connaître la réalité de l’évolution
de l’identité gitane
En fonction de l’évolution
de leurs modes de vie, les valeurs fondamentales des gitans
changent, leur identité communautaire, leurs attentes
individuelles se modifient en profondeur. Au-delà
de l’établissement de nouveaux stéréotypes,
il est nécessaire d’effectuer un état
des lieux d’une certaine identité gitane, afin
de mieux connaître les populations qui sont destinataires
des mesures proposées. Au centre de l’étude,
on place les changements qui ont pu intervenir dans leur
appréhension
de la notion de travail, de l’éducation et
de la formation des jeunes, des perspectives d’avenir.
2. Elaborer des parcours de formation / emploi efficients
Il faut pouvoir proposer
aux Gitans des formations débouchant sur des métiers
répondant principalement à trois conditions
: qu’ils soient porteurs de ressources, qu’ils
correspondent à leurs aptitudes ou à des compétences
rapides à acquérir et qu’ils satisfassent
leurs aspirations en respectant leur identité. Les
formations proposées doivent néanmoins tenir
compte du marché de l’emploi des bassins de
population visés. La principale innovation porte
sur l’adaptation des cursus traditionnels de formation,
notamment dans les rythmes d’alternance emploi / formation
en face à face et sur les modalités de suivi
individualisé jusqu’à une réelle
insertion
professionnelle.
3.
Expérimenter les formations
Les conclusions de travaux précédents réalisés
au cours de la première année, permettent
d’ores et déjà d’envisager deux
axes de formations débouchant sur deux types d’emplois
:
•
l’emploi salarié : le parcours d’apprentissage
doit conduire non seulement à l’acquisition
de compétences et de qualifications propres
à des métiers spécifiques,
mais aussi à l’aptitude à occuper
un poste de travail dans une entreprise selon les
mêmes conditions que l’ensemble des
salariés
• la création d’entreprises familiales
: ce volet doit répondre aux désirs
souvent exprimés par les Gitans eux-mêmes,
généralement en accord avec des traditions
et des savoirfaire propres à leur culture.
|
4.
Réaliser les suivis L’accompagnement individuel
tout au long de la formation doit être poursuivi sur
une longue période, que la personne ait ou non initié
une activité à la fin de son cursus de formation.
Les travaux sont menés simultanément sur les
bassins de Perpignan et de Pertuis par les Partenaires suivants
:
Perpignan
:
• Centre Régional
Universitaire de Formation Permanente
-
Le CREUFOP est le chef de projet
• Communauté d’Agglomération
Têt Méditerranée
• Association Espoir Avenir
Pertuis :
• GIP Mission locale du
Luberon, du Pays des Sorgues et
des Monts de Vaucluse
• Adrep Formation
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LE
VOLET TRANSNATIONAL
Selon les modalités propres
au Programme Equal, tout projetcomprend une partie transnationale
: dans notre cas, le partenariat
élargi rassemble, outre le nôtre, deux autres
projets
européens s’adressant aux populations Gitanes,
Roms ou
Sinties.
•
Projet “A kiste ki braval an u lambsko drom”,
chef de projet IAL Emilia-Romagna, Bologna, Italie
• Projet “Insertion des jeunes nomades du canton
de Blanquefort”, Chef de projet AFEPT, Mérignac
(Gironde).
Les travaux sont effectués tout au long du projet
dans le
cadre de séminaires communs. Le déroulement
du programme transnational suit le même schéma
que les projets nationaux. A chaque étape, la mise
en parallèle des méthodes utilisées
et des résultats obtenus fait l’objet d’une
analyse et permet également l’échange
des outils et des pratiques. Analyser les résultats
et proposer des modèles transférables Les
bilans par action seront réalisés par chaque
opérateur et analysés de façon globale.
Les conclusions feront l’objet d’une formalisation
de la méthode et d’un guide des bonnes pratiques,
ces deux outils devant servir de support à la dissémination
et au transfert de la méthode vers d’autres
zones géographiques.