LE “CHANTIER D’INTÉRÊT GÉNÉRAL”

       Le chantier d’intérêt général est une prestation conçue et orchestrée par la Mission Locale du Luberon. Elle gère les différentes phases de cette étape importante à l’intérieur du parcours d’insertion de la personne suivie. Celle-ci se voit proposer
un emploi (dans le cadre d’un Contrat Emploi Solidarité) en même temps qu’un apprentissage et un tutorat professionnel “rapproché”
qui donne lieu à une validation des compétences liée à un référentiel professionnel homologué. En 2003, 26 personnes ont été recrutées à l’issue de 67 entretiens d’embauche, sur des chantiers “environnement” (aménagements de berges, entretiens des cours d’eau, petit patrimoine..) et des chantiers “BTP” (réhabilitation intérieure, façades, murets,..).
     Sur ces chantiers, les hommes sont plus représentés que les femmes car ils sont d’une part plus présents en nombre que les femmes, et, par ailleurs, les activités professionnelles proposées ouvrent traditionnellement sur des métiers masculins.
Les moins de 26 ans représentent 49% des personnes recrutées sur les chantiers d’intérêt général qui bénéficient plusparticulièrement au 26-44 ans (48%).
     Parmi les problématiques qui gênent l’insertion professionnelle des gitans, les plus fréquemment rencontrées sont l’illettrisme (95,8% des gitans des chantiers) et des contentieux d’ordre administratif (62,5%). Viennent ensuite des problématiques liées à la famille, la sociabilité, la santé et la mobilité.

      L’après chantier d’intérêtgénéral : pour 30% d’entre eux la démarche chantier ouvre sur un projet emploi, formation ou création d’entreprise. Pour d’autres, la démarche d’insertion se poursuit avant d’arriver à une autonomie sociale et professionnelle.

LES CHANTIERS D’INTÉRÊT GÉNÉRAL
“MÉTIERS DE L’ENVIRONNEMENT”

      
      Les Chantiers d’Intérêt Général “ Métiers de l’environnement “ sont issus de l’initiative conjointe de deux acteurs locaux incontournables en matière de développement local : le GIP Mission Locale du Luberon, du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse, exerçant une responsabilité première dans la lutte contre l’exclusion sociale et professionnelle, et le Parc Naturel Régional du Luberon, dont le premier dessein est la protection de l’environnement. Il s’agissait au départ d’allier lutte contre les exclusions et protection de l’environnement au sein d’une action unique. S’adressant à des allocataires du RMI et des chômeurs de longue durée, les Chantiers d’Intérêt Général ont pour objectif de faire réaliser à des personnes en grande difficulté d’insertion un travail de restauration, entretien et amélioration des espaces naturels et du patrimoine. C’est ainsi que les CIG interviennent sur la mise en sécurité des sentiers, la restauration des terrasses et murets, les lavoirs, le patrimoine industriel,..etc, autant de domaines répondant à une recherche d’amélioration, de la qualité de vie de la population locale d’une part, d’un meilleur accueil de la population touristique d’autre part, et d’un soutien à l’emploi local.
      Parallèlement à ces objectifs de protection de l'environnement, un dispositif d’accompagnement permet aux participants de poursuivre une activité régulière de travail, de construire de nouveaux repères, d’acquérir des qualifications, de résoudre peu à peu leurs difficultés,..en bref, de s’inscrire dans une véritable dynamique de projet d’insertion.
La formation en entreprise garantit un niveau de compétence plus élevé que dans un centre. Pour les stagiaires, c’est aussi l’occasion de vivre “ l’école au travail “ et nombreux sont ceux qui ont une écoute et un regard nouveau sur l’apprentissage de savoirs plus “ savants “.
Au travers des Chantiers D’intérêt Général “ Métiers de l’environnement “, est mis en place un dispositif visant à donner les
moyens aux participants d’acquérir rapidement les gestes professionnels nécessaires à la réalisation des travaux, mais aussi d’élaborer et réaliser avec eux, et dans un cadre relativement souple, un parcours de formation professionnelle balisé :
- Une évaluation est proposée d’entrée aux participants, afin de valider leurs acquis antérieurs, et de permettre à l’équipe pédagogique de construire pour chaque personne un parcours de formation individualisé.
- Un parcours faisant l’objet d’un contrôle continu en situation de travail, réalisé par un jury d’évaluation mixte.
- Un dispositif inspiré de la pratique professionnelle des participants qui les rends acteurs de leur parcours de formation : il choisissent le rythme de leur progression et leur temps d’évaluation.
      Les équipes des Chantiers utilisent des techniques d’intervention dites “ douces “ soucieuses de ne pas traumatiser le milieu naturel et respectant le cadre de vie des riverains. Les Chantiers interviennent sur des opérations légères, jugées peu solvables, sur lesquelles les entreprises du secteur marchand n’ont pas l’intention de se positionner.