ACTIVITÉS TRANSNATIONALES
LE PROJET D'INSERTION DES JEUNES GENS DU VOYAGE
SUR LE CANTON DE BLANQUEFORT

       Le projet d'insertion des jeunes gitans sur le canton de Blanquefort s'inscrit dans l'approche globale de la question des gens du voyage sur ce territoire et de la mise en oeuvre de la loi Besson. Un travail de rencontres avec les partenaires locaux (SEGPA, Mission Locale, Centre Médico Social, Centre Communal d'Action Sociale, Commission Locale d'Insertion), qui ont une connaissance de ce public, a permis d'élaborer un état des lieux et d'évaluer les besoins en matière de formation.
Etat des lieux : Une cinquantaine de jeunes originaires de la communauté des gens du voyage, vivant sur l'une des 4 communes du canton de Blanquefort (Blanquefort, Eysines, Parempuyre et le Pian-Médoc) ont été « repérés ». Agés de 16 à 25 ans, la plupart d'entre eux vit dans des conditions précaires (cabanon, caravane) : ils vivent une semi-sédentarité, voire une sédentarisation depuis plusieurs générations.
       Scolarisés pour la plupart régulièrement jusqu'à la fin du collège(niveau SEGPA), leurs démarches de formation relayées par la mission locale, sont rarement suivies, de par leurs difficultés à accéder à cette période de leur vie, aux structures de droit commun. Ils sont le plus souvent bénéficiaires du RMI ou ayants droits.
Objectifs : L'objectif global de ce projet est donc l'insertion sociale et professionnelle de jeunes gens du voyage sur le territoire du canton de Blanquefort (33). Ce projet inter-partenarial se veut une proposition transitoire, une passerelle entre la fin du parcours scolaire de ces jeunes gens, leur appartenance familiale et l'entrée dans la société active des « sédentaires ».Ce projet d'accompagnement de jeunes issus de la communauté des gens du voyage est conçu pour rapprocher des jeunes de la « cité » dans laquelle ils pourront prendre une place. La distance à parcourir est celle de l'incompréhension, des jugements a priori et des habitudes. Le regard qu'ils portent sur eux-mêmes et sur le monde est à réévaluer, ils doivent s'approprier leur histoire pour l'inscrire dans l'histoire de leurs concitoyens. Cette action de formation est pensée pour faciliter un autre regard et l'insertion durable dans la communauté locale. Elle doit valoriser les racines des jeunes en facilitant leur expression dans le contexte culturel des communes, les faire participer à l'enrichissement collectif d'une histoire locale et entrouvrir les portes de l'emploi. Elle doit les aider, à terme, à participer aux échanges économiques, culturels et politiques de leurs communes puisqu'ils y habitent depuis des années et qu'ils y sont connus.

 LE PROJET "AKISTE KI BRAVAL AN U LAMBSKO DROM"

         Le projet "Akiste ki braval an u lambsko drom" – A cheval sur le vent vers le grand chemin – a pour but d'offrir des opportunités de formation et d'insertion professionnelle à des jeunes Sintis et Roms des agglomérations de Bologne et Piacenza. La sédentarisation des populations sinties et roms dans les périphéries des villes italiennes est assez symbolique de leur éloignement par rapport au monde du travail et à la société dans son ensemble. De ce point de vue, "travailler pour l'inclusion" ne signifie pas seulement s'opposer à l'exclusion en s’efforçant de surmonter les obstacles qui s'interposent entre les Roms, les Sintis et le reste de la société italienne, mais "travailler pour l'inclusion" doit avant tout proposer et promouvoir des actions en mesure d'initier et de donner vie à des parcours concrets permettant la rencontre et la collaboration. En effet, Sintis et Roms doivent acquérir un capital de compétences initial, qui leur permettent de combler l'écart les séparant souvent des exigences du marché du travail : pour parvenir à ce résultat, le projet propose de mettre en oeuvre des parcours
de formation et d'accompagnement spécialement conçus pour ce public.
        Le projet associe cinq communautés sinties, une communauté de Roms des Abruzzes, quatre de Roms slaves, ainsi que quelques jeunes Roms vivant à Bologne de façon indépendante. Depuis le début du projet, différentes formations ont été suivies par les jeunes : alphabétisation, cours "150 heures" pour la remise à niveau et l'obtention d'un diplôme "collège", cours de mécanique, carrosserie, service de bar, coiffeuse : ces cours incluent également des périodes en entreprise, des cours de communication et de sensibilisation au travail.
        Un accompagnement individualisé pour la création d'entreprise est également mis en place, ainsi que des parcours d'orientation et de suivi jusqu'à la stabilisation de l'insertion dans le milieu du travail. Vingt cinq partenaires sont associés à la réalisation du projet dont le chef de file est l'organisme de Formation IAL Emilia- Romagna : organismes institutionnels de l'emploi, de la formation, des affaires sociales, universités, organismes de formation, associations d'entreprises, structures de volontaires intervenant dans le secteur social, partenaires sociaux.